Ecriture commune pour Gilles Legardinier

29 01 2016

Je participe à une écriture commune, le destinataire en est Gilles Legardinier, écrivain de livres aussi chouettes que “demain, j’arrête” ou “complètement cramé” ou le tout dernier “quelqu’un pour qui trembler”.
Nous sommes 19 participants. Le thème : Noël, et plus précisément la quête de l’esprit de Noël. Direction la Laponie, un elfe nommé Malice, les hauts sapins verts et une maisonnette. J’arrive en 9e position d’écriture et la dernière phrase du 8e  participant était :

De la fumée sortait doucement de la cheminée et une douce lumière dorée s’échappait des quelques petites fenêtres projetant un halo de lumière sur le tapis de neige immaculé. Sur la porte, un petit écriteau de bois joliment sculpté indiquait juste ces quelques mots « Ne restez pas dehors, entrez ! »

maison ronde

Voici ma contribution aux tribulations du héros.

Gilles toque néanmoins à la porte qui s’ouvre seule comme par enchantement. Il n’en est pas plus étonné que cela. Il se passe tant d’événements curieux depuis le début de ses pérégrinations que finalement une porte qui s’ouvre seule lui semble presque normal.

Il entre dans la maisonnette, c’est une grande pièce unique, ronde. Au centre, un feu crépite dans un foyer fait d’un simple cercle de pierres. La fumée s’échappe en volutes par le plafond percé d’un orifice d’où l’on peut apercevoir les étoiles de la nuit polaire. Une vieille femme assise sur un fauteuil bas tisonne les braises.

- Te voici enfin Gilles, tu en as mis du temps dit la vieille sans le regarder.
- Vous me connaissez ? Vous saviez que j’allais venir ? Comment est-ce possible ? s’exclame Gilles qui en a retrouvé la voix.

La vieille femme élude ses questions d’un geste de la main et esquisse un sourire malicieux.
- Assieds toi et ne t’encombres pas de questions inutiles dit-elle en lui désignant un siège biscornu fait de branchages, l’assise est en peau de renne tendue et l’ensemble semble bien fragile.

Il s’installe précautionneusement.
- Alors comme ça tu cherches des réponses, mais connais-tu au moins la question ?

Gilles interloqué ne sait que répondre. En effet quelle est la question ?

La vieille, bienveillante, lui offre une tasse de thé avec une tranche de pain d’épices et le laisse à ses réflexions. Un thé bien chaud, un pain d’épices parfumé, la chaleur réconfortante de la flambée, Gilles finit par s’assoupir. Après un moment, il sent sur sa main la caresse d’un ruban de soie . Il tire le ruban encore et encore, comme il est long ! Et enfin au bout il aperçoit quelques mots, des mots lumineux qui forment une phrase, non qui forment une question et qui s’évanouissent aussitôt dans un battement d’ailes.

Il s’éveille en sursaut et s’écrie :
- J’ai trouvé la question !
- Enfin ! réplique la vieille qui se dirige au fond de la pièce.

Elle en revient avec un cage où trône un bel oiseau bleu. La porte de la cage est fermée d’un ruban de soie bleue. La vieille dénoue le ruban et libère l’oiseau. Elle met dans la main de Gilles le ruban et lui explique :
- Malice t’attend dehors, suivez l’oiseau bleu, il vous conduira là où tu veux aller. Prends aussi ce ruban, il pourra te servir quand tu seras en difficulté.

Gilles sort de la maisonnette après avoir chaleureusement remercié la vieille femme et s’en va retrouver Malice.

oiseau bleu

Sylvie Andreini


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