Acrostiche pour Moïra

17 11 2016

Un acrostiche qui a voyagé avec l’oiseau rose jusqu’à ma petite Moïra

oiseau rose

Mon petit petit oiseau des îles, mon petit oiseau de Lille,

Où que je sois, en forêt, au jardin, dans mon atelier, je pense à toi

Imagine ce bel oiseau rose volant vers toi pour veiller sur ton sommeil

Rayon de soleil arrivé au début de l’automne, tu illumines la vie de tes parents

Ange, princesse, petit oisillon tu ébouriffes mon cœur de bonheur.

Filplume



Cascade de coquilles de noix

18 06 2016

Vous reprendrez bien un peu de coquilles de noix, en bocal cette fois pour rester dans mon thème.

pique aiguilles en bocal

Piques aiguilles en bocal

Et puis un petit tautogramme pour le plaisir

Ces coquettes coquilles cousues cascadent comme cinq charmants cadeaux chatoyants.

Coquilles de noix brodées pour pique aiguilles en bocal

Promis, “demain j’arrête”
Les fans comprendront ;-)

Filplume



Pour Astrid et Thomas

20 09 2015

Acrostiche

Aujourd’hui est un très grand jour,

S‘unir pour la vie est une très belle preuve d’amour.

Telle la petite fée, je vous prédis

Rêves à partager et à réaliser qui

Illumineront votre foyer

Déjà comblé par votre adorable petite Hanaë.

&

Tendresse et générosité vous caractérisent,

Harmonie et enthousiasme règnent dans votre logis.

Oui, vous avez dit oui à la poursuite de la

Merveilleuse et magique aventure qu’est la vie à deux.

Astrid, Thomas,

Soyez les plus heureux ce jour et pour très longtemps.

Le 19 septembre 2015

Filplume



Lipogramme- La petite cape bleue

22 10 2012

Un lipogramme est un jeu d’écriture qui consiste à écrire un texte en enlevant
délibérément une lettre de l’alphabet. Ce jeu a été inventé par l’Oulipo, un groupe
fondé en 1960 et comprenant, entre autres, des écrivains comme Raymond Queneau.

L’exercice proposé : réécrire le petit chaperon rouge en supprimant la lettre O.

le-petit-chaperon-rouge-pastel.jpg

La petite cape bleue

Dans un village au Tibet, vivait une petite fille. Sa maman lui avait tissé une petite cape bleue qui lui seyait si bien qu’au village les gens l’appelaient la petite cape bleue.

Un dimanche, sa mère ayant cuit des galettes, lui demanda : va rendre visite à ta grand-mère car des gens disent qu’elle est malade. Emmène lui une galette et cette livre de beurre de yack. La petite cape bleue partit derechef rendre visite à sa grand-mère qui demeurait dans un autre village. En passant dans une futaie, elle se heurta à messire le Yéti, qui eut bien envie de la manger, mais il ne s’y risqua pas, à cause de quelques sherpas qui vivaient près de là.

Il lui demanda ce qu’elle faisait. La pauvre enfant, qui ne savait pas qu’il est dangereux de discuter avec un Yéti, lui dit : je vais rendre visite à ma grand-mère et lui emmener une galette et une livre de beurre de yack. Demeure-t-elle près d’ici ? s’enquit le Yéti ? Que nenni dit la petite cape bleue, c’est par-delà le temple de pierre, la dernière cabane du village. Eh bien, dit le Yéti, je peux lui rendre visite aussi, je m’y rends par ce chemin-ci et tu prendras ce chemin-là. Celui qui arrive en premier aura gagné. Le Yéti partit ventre à terre par le chemin le plus rapide, et la petite fille s’en alla par le chemin le plus sinueux, s’amusant à cueillir des petites fleurs, à attraper des insectes et à ramasser des graviers.

Le Yéti mit peu de temps à arriver à la cabane de la grand-mère et frappa au vantail. Tac, tac, tac. Qui est là ? C’est ta petite fille, la petite cape bleue, minauda le Yéti, qui t’amène une galette et une livre de beurre de yack. La gentille vieille était peu vaillante et lui cria du lit : tire la targette et le vantail s’écartera . Le Yéti tira la targette et entra dans la cabane. Il se jeta sur la vieille femme et l’avala en quelques instants. Ensuite, il ferma le vantail et s’installa dans le lit de la grand-mère en attendant la petite cape bleue qui quelque temps après vint heurter à l’entrée. Tac, tac, tac.

Qui est là ? La petite cape bleue, qui entendit l’accent grave du Yéti eut peur dans un premier temps, mais pensant que sa grand-mère était enrhumée, répliqua : c’est ta petite fille, la petite cape bleue, qui t’amène une galette et une livre de beurre de yack. Le Yéti lui cria en imitant le timbre d’une vieille femme : tire la targette et le vantail baillera. La petite cape bleue tira la targette et le vantail s’effaça devant elle.

Le Yéti la laissa entrer et lui dit en se cachant entre les draps : mets la galette et la livre de beurre sur la huche et viens t’étendre ici. La petite cape bleue se déshabilla et se mit au lit. Elle fut bien surprise de remarquer l’aspect velu de sa grand-mère. Elle lui dit : que tu as de grand bras. C’est afin de mieux t’embrasser, ma fille. Que tu as de grandes jambes. C’est afin de mieux danser, ma fille. Que tu as de grandes oreilles, c’est afin de mieux t’entendre chanter ma fille. Que tu as de grands-yeux, c’est afin de mieux t’admirer ma fille. Que tu as de grandes dents. C’est afin de mieux te becqueter ma fille. Et l’affreux Yéti se jeta sur la petite cape bleue et la mangea.

© Filplume

Si vous aussi vous voulez essayer le lipogramme, je vous propose le défi suivant : réécrire la cigale et la fourmi sans i.

Crédit photo : id-en bulle sur Artblog



Automne

22 09 2012

Aujourd’hui c’est l’automne

L’eau tonne ? J’ savais pas.
J’ croyais que c’était l’eau rage.
Et des espoirs ? Eau si, comme
Rendre eau mage à l’eau Tage en Espagne.

Eau Tage en Espagne ?
J’ croyais que c’était des chats eau,
Ou alors des eaux berges.

Mon eau tonne mon eau bade ?
Eau tant en emporte l’auvent d’automne.
Dés eau lée. ;-)



La laie tiers et le poteau laid

12 08 2012

Un exercice d’écriture suggéré par Rebecca : jouer avec les sons ou en plus savant, jongler avec l’homophonie sans se soucier deux l’or taux graf.  Je me suis divertie avec Perrette.  A lire à haute voix, zavec les liaisons :-)

  Perrette et le pot au lait

Père Hette, sûr ça tête haie y en un poteau laid
Bien pause et sur un cou si naît,
Pré tant dès tard river cent zan con bras la ville.
Lait gère et court vais tu elle a les tas grands pas ;
Et y’en mis séjour la pour hêtre plus âge ile
Cotie yon saint plait sous lit haie plat
Notre laie tiers un si trou sait
Con tes dès jade en sa panse et
Tout le pris deux sont laid, en ample oh yé lard gens,
Hache tais un sang deux, fée zétrie plait coup vais,
La chaux a laid ta bien par son sou un dit lit gens.
Il met dix et tel face ile
Des lever des poux laids haut tour deux ma mais on :
L’heureux nard ce rat bien à bile,
S’il ment les ceux à ses poux rat voir un coach on
le port à cent grès ces coup te rat peut deux sont ;
Il est tes qu’en jeu lu deux gros sœurs raie zonable ;
Jo raie l’heureux vent dans deux lard gens balai bond
Hè qui ment pêche rat deux maîtres en nos traitables,
Vue le pris dont y lait, hune va chez son vaut,
Queux jeu vers haie seau thé haut mie lieu du trou pot ?
Père Hette
, là deux sus, sot haut si, transe port hé.
Le laiton be, à dix eux, vaut, va chez, coach on, coup vais.

J’espère que vous vous êtes amusés, voici le texte orginal

La laitière et le pot au lait

Perrette, sur sa tête ayant un pot au lait
Bien posé sur un coussinet,
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;
Ayant mis ce jour-là pour être plus agile
Cotillon simple, et souliers plats.
Notre Laitière ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de son lait, en employait l’argent,
Achetait un cent d’ œufs, faisait triple couvée ;
La chose allait à bien par son soin diligent.
Il m’est, disait-elle, facile
D’élever des poulets autour de ma maison :
Le Renard sera bien habile,
S’il ne m’en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s’engraisser coûtera peu de son ;
Il était quand je l’eus de grosseur raisonnable ;
J’aurai le revendant de l’argent bel et bon ;
Et qui m’empêchera de mettre en notre étable,
Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?
Perrette là-dessus saute aussi, transportée.

© Filplume



Au pied de la lettre

8 06 2011

pied-lettre.jpg   Au pied de la lettre

Mettons les pieds dans le plat. Est-ce qu’une manucure des pieds est une panucure ? Sans en faire une sinécure ou des pieds et des mains, quel pied de nez ce serait ! N’en n’ayez cure.

Mais ne perdons pas pied, au risque de se retrouver pieds et poings liés au pied du mur.

Loin du mur donc, à demi-assise dans la chaise longue, bon pied, bon œil, vous regardez vos jolis petons et tout particulièrement vos doigts de pieds. Sans vous les mettre dans l’œil, les doigts, pas les pieds il y a longtemps que vous n’en avez plus la souplesse, c’est cloche. Encore que de la tête au pied il n’y a qu’un pas.

Au pied levé, écartez tous vos orteils et testez de pied ferme l’expression “avoir les doigts de pieds en éventail”. Ca repose ! Le vernis noir est vraiment beau et du coup (pas de pieds pour cette fois) c’est plus facile pour les compter.

Sans mettre pied à terre, continuez de jouer, à contre pieds ou pieds à pieds . Levez le pied, poussez du pied, sans le perdre toutefois.

Puis sautez à pieds joints hors de la chaise longue et vous voilà sur pieds, à pied d’œuvre pour aller casser les pieds à qui bon vous semble, le marin, la biche, le mouton ou la poule.

C’est gai, ça marche, c’est le pied !

Sylvie Andreini

image trouvée sur http://www.crdp.ac-creteil.fr/telemaque/comite/metamorphose-bibli.htm



Je me demande si

5 05 2011

Je me demande si la pierre du banc de grès rosit sous les reflets du soleil couchant ou d’avoir accueilli tant de derrières toute la journée.

Je me demande si les autruches digèrent si bien que cela les réveils matin.

Je me demande si l’autostoppeur que l’on a dépassé il y a 1 heure a trouvé une voiture.

Je me demande si je serais capable d’attraper un veau au lasso.

Je me demande si on va nous foutre la paix une fois pour toute avec les élections de ceux-ci ou de ceux là.

Je me demande si l’infini est infini in finé.

Je me demande si le pommier sous lequel j’écris se souviendra de moi quand je serais partie.

Sylvie Andreini

pommier en fleurs

 



Beau présent

28 04 2011

La littérature Oulipienne, qu’est ceci, qu’est cela ? C’est la littérature sous contrainte. En d’autre termes écrire selon des consignes. Vous allez comprendre. Par exemple, un beau présent est un texte écrit uniquement avec lettres du prénom et du nom de la personne à qui il est destiné.

Charité bien ordonnée… j’ai pris mon nom pour commencer.
Soit 4 voyelles (a,e,i,y) et 6 consonnes (s,l,v,d,r,n). Prêts ?

Dans la véranda irisée

Viens avaler l’air salé en l’île de Ré
Laver les lévriers derrière la vanne de la rivière
Relire le livre de l’année dernière
Dîner de lard salé dans la vieille salle dallée
Y vider des verres de vin divin
Danser la valse dans la verrière
Rire de rien à s’en rider
Viens dériver, viens délirer
Viens vivre.

© Sylvie Andreini

côte vendéenne

 



Incipit “Tais toi Tintin”

2 01 2011

L’une des sources de l’inspiration en écriture est l’incipit. Kesako ? L’incipit est le début d’un texte littéraire, d’un poème, d’un livre. A partir de cette première phrase, l’écrivain qui ignore la suite réelle du texte est invité à inventer la sienne. J’aime beaucoup. On est parfois étonné de ce que l’on peut faire de cette liberté et surtout à quelle distance on se situe par rapport au texte original.

J’ai découvert l’incipit en stage d’écriture “oser écrire” à l’ALEPH (je vous recommande, j’ai adoré ce stage). J’avais choisi la phrase suivante, extrait de “Tintin” de Jean-Pierre Verheggen, On est pas sérieux quand on a 117 ans, L’arbalète/Gallimard, 2001

“Tais-toi en Amérique, Tintin,
Tais toi chez les Soviets,
Tais toi au Congo”.

Et voici ce que j’en ai fait.

Je suis moi sous le pommier
Je suis moi à Sainte Cécile
Je suis moi chez nous

Je suis elle pour eux
Je suis nous avec toi
Je suis tu pour toi

Je me suis tue
Je me tais encore
Je suis silence.

© Sylvie Andreini








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